Publié le 15 janvier 2026

Des génisses maintenues de force sur l'arène lors de concours.
Pour certains députés, issus de l’UDC et du PLR, Swiss Expo sans bovins, c’est comme le Salon de l’auto sans voitures. Cette comparaison est révélatrice: les vaches sont considérées comme des marchandises industrielles et non comme des individus capables de ressentir stress, peur ou douleur.
C’est ainsi que l'organisateur qualifie les camions qui transportent plus de 200 vaches à travers l’Europe, immobilisées durant de longues heures. Cette rhétorique contraste fortement avec la littérature scientifique existante, qui décrit le transport comme une source majeure de stress et de souffrance pour les bovins, en particulier lors de trajets longs et de conditions d’immobilisation prolongées.
Pour justifier le maintien du salon avec des bovins, plusieurs député·e·s invoquent la nécessité de «réduire le fossé entre les citadins et les agriculteurs» ou de «sensibiliser les enfants». Or, l'organisateur lui-même reconnaît que Swiss Expo est une exposition professionnelle qui n’est pas destinée au grand public. Par ailleurs, un défilé de vaches dans un hangar, sous une musique assourdissante, ne reflète en rien la réalité quotidienne des vaches à la campagne.
Les vrais bénéficiaires de ces concours sont des acteurs économiques comme l’entreprise Swissgenetics, qui commercialise la semence des vaches primées. La rentabilité et la «liberté d'entreprise» passent bien avant les intérêts des animaux.
Malgré la condamnation du directeur du salon et l’existence de sources fiables attestant que les conditions de ce salon représentent une source de souffrance indéniable pour les vaches, la majorité des député·e·s a refusé d’agir. Ce choix politique illustre un décalage persistant entre les discours sur le bien-être animal et les décisions concrètes prises lorsque les intérêts économiques s’opposent aux intérêts des animaux.
Nous ne lâcherons rien. La politique stagne, l’antispécisme avance.